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2027: il ne faudra plus promettre ce qui existe deja

En 2027, la question ne sera plus de promettre le numérique, mais de reconnaître ce qui existe déjà et d'assumer ce qui n'a pas été fait.

Sortir du cycle des promesses recyclées

Le numérique risque de redevenir, à l'approche de 2027, un terrain de promesses faciles. C'est précisément ce qu'il faut refuser. Car beaucoup de choses qui seront demain annoncées comme des ruptures sont déjà, aujourd'hui, techniquement possibles, parfois même déjà construites, testées ou déployées à petite échelle.

Ce qui existe déjà change la nature du débat

Le problème du Sénégal n'est donc pas seulement l'absence d'idées. C'est l'écart entre les solutions disponibles, les besoins réels et la volonté politique de déployer ce qui fonctionne. Trop souvent, le débat public parle d'innovation comme si le pays partait de zéro. Or ce n'est pas vrai. Des plateformes métiers, des outils de traçabilité, des logiques de gouvernance, de contrôle et de pilotage existent déjà.

La vraie ligne de partage de 2027 sera ailleurs. Elle sera entre ceux qui continueront à vendre la modernisation comme une promesse abstraite, et ceux qui accepteront de partir du réel: ce qui a été fait, ce qui a été ignoré, ce qui a été sous-exploité et ce qui doit être amplifié.

Les vraies questions qui devront être posées

Cela veut dire qu'il faudra poser des questions plus exigeantes. Qu'avez-vous reconnu des solutions déjà construites ? Qu'avez-vous fait pour les évaluer sérieusement ? Pourquoi avoir laissé des vulnérabilités et des lenteurs perdurer alors que des alternatives existaient ? Sur quoi repose votre crédibilité numérique: des annonces ou des preuves ?

En 2027, le citoyen ne devrait plus être condamné à choisir entre promesses neuves et échecs anciens. Il doit pouvoir exiger une autre grammaire publique: bilan, responsabilité, capacité d'exécution, qualité d'architecture et souveraineté concrète.