COUS - coordination des urgences sanitaires
Le COUS doit être documenté comme un centre de commandement opérationnel: qualification des événements, niveaux d’activation, coordination multi-acteurs, journal de commandement, actions terrain, SITREP et lecture situationnelle. La documentation sert aux médecins, superviseurs, logisticiens, décideurs et professeurs qui pilotent les réponses complexes.
Qui doit maîtriser ce module
- Incident managers.Ce rôle doit comprendre son point d’entrée, ses décisions et ses preuves de travail.
- Responsables opérations.Ce rôle doit comprendre son point d’entrée, ses décisions et ses preuves de travail.
- Responsables planification.Ce rôle doit comprendre son point d’entrée, ses décisions et ses preuves de travail.
- Responsables logistique.Ce rôle doit comprendre son point d’entrée, ses décisions et ses preuves de travail.
- Responsables communication.Ce rôle doit comprendre son point d’entrée, ses décisions et ses preuves de travail.
- Décideurs et superviseurs nationaux.Ce rôle doit comprendre son point d’entrée, ses décisions et ses preuves de travail.
Les écrans et vues que les utilisateurs doivent connaître
- Écran ou action.Ouvrir un événement sanitaire, qualifier sa nature, sa gravité, son niveau d’activation et son périmètre territorial.
- Écran ou action.Coordonner clusters, actions terrain, SITREP, ressources mobilisées et journal de commandement.
- Écran ou action.Lire la situation room, les signaux intégrés CAP/LABO/HYGIENE et les événements critiques en temps réel.
- Écran ou action.Gérer les escalades CNTS en contexte de crise et piloter les ressources sous tension.
- Écran ou action.Animer la supervision nationale avec des vues kanban, calendrier, graph, pivot et dashboards riches.
Comment expliquer concrètement ce module aux équipes.
Chaque page de documentation doit être lue comme un guide d’appropriation. On part du rôle, on montre les écrans clés, on déroule le workflow métier, puis on fait pratiquer un vrai parcours.
Où l’utilisateur travaille
Les listes, formulaires, statuts et indicateurs qui servent vraiment au quotidien doivent être identifiés dès le début de la formation.
Dans quel ordre il agit
Le bon usage vient du séquencement métier : ouvrir, vérifier, traiter, transmettre, clôturer ou escalader.
Avec qui il se coordonne
Chaque module doit être replacé dans le parcours plus large pour éviter les usages isolés et les ruptures entre métiers.
Les écrans et vues à montrer pendant la formation.
Cette partie sert à guider le formateur dans la démonstration concrète des listes, formulaires, statuts et indicateurs qui structurent le module.
Kanban Événements : gravité, activation, source, impact humain, période opérationnelle, compteurs clusters/actions/SITREP/journal.
Formulaire Événement : situation, objectifs, décideurs, partenaires, ressources, coordination CNTS et escalades.
Situation room : synthèse exécutive, événements actifs, régions dominantes, ressources et signaux critiques.
Vues Actions terrain et Journal de commandement : responsabilités, blocages, décisions, retours terrain et échéances.
Bulletins de situation : titres, mises à jour essentielles, décisions, recommandations et état de diffusion.
Menus Coordination, Supervision et Analytique : lecture transverse par décideur, manager ou équipe terrain.
Former ce module par responsabilités et non par écran.
Incident managers
Ce profil doit savoir entrer dans le module au bon moment, produire la bonne information et transmettre au rôle suivant.
Responsables opérations
Ce profil doit savoir entrer dans le module au bon moment, produire la bonne information et transmettre au rôle suivant.
Responsables planification
Ce profil doit savoir entrer dans le module au bon moment, produire la bonne information et transmettre au rôle suivant.
Responsables logistique
Ce profil doit savoir entrer dans le module au bon moment, produire la bonne information et transmettre au rôle suivant.
Les points de passage à expliquer très clairement
- Point de passage.Montrer comment un signal isolé devient un événement géré, documenté, arbitré et clôturé.
- Point de passage.Former la lecture temps réel des indicateurs et des badges comme langage commun de la cellule de crise.
- Point de passage.Expliquer les passages entre commandement, terrain, communication, logistique et supervision nationale.
- Point de passage.Utiliser la situation room comme cockpit de décision et non comme simple tableau récapitulatif.
Comment replacer ce module dans la chaîne de soins
Le bon apprentissage consiste à montrer d’où vient l’utilisateur, ce qu’il fait dans ce module, puis vers quel rôle, quel écran ou quel module il transmet ensuite.
Cette lecture évite les usages fragmentés et aide les équipes à comprendre les ruptures possibles dans le parcours.
Le déroulé pas à pas à enseigner en priorité.
Le workflow ci-dessous sert de trame de démonstration : il montre l’ordre réel des étapes, les écrans à ouvrir et le passage de relais entre rôles.
Comment faire pratiquer un vrai cas d’usage
Ce qu’une bonne séance doit produire à la fin
- Maîtrise d’écran.Ouvrir un événement sanitaire, qualifier sa nature, sa gravité, son niveau d’activation et son périmètre territorial.
- Maîtrise d’écran.Coordonner clusters, actions terrain, SITREP, ressources mobilisées et journal de commandement.
- Maîtrise d’écran.Lire la situation room, les signaux intégrés CAP/LABO/HYGIENE et les événements critiques en temps réel.
- Maîtrise d’écran.Gérer les escalades CNTS en contexte de crise et piloter les ressources sous tension.
- Autonomie.Les utilisateurs savent quand agir seuls et quand appeler le rôle suivant.
- Qualité.Les preuves et alertes utiles sont comprises, pas seulement renseignées.
Ce qu’il faut faire repérer aux utilisateurs
- Erreur type.Réduire le COUS à une liste d’événements sans logique de commandement ni coordination réelle.
- Erreur type.Ouvrir des événements sans expliciter niveau d’activation, responsables et objectifs opérationnels.
- Erreur type.Produire des SITREP sans les rattacher aux décisions et aux arbitrages.
- Erreur type.Former les équipes sur les menus sans leur faire vivre un scénario de crise complet.
Comment corriger en situation de formation
- Faire verbaliser.Demander à l’utilisateur ce qu’il pensait faire, puis replacer son geste dans le workflow réel.
- Rejouer l’étape.Refaire immédiatement le passage concerné sur un cas simple et sur un cas plus exigeant.
- Relier au parcours.Montrer l’impact de l’erreur sur le rôle suivant, sur le patient ou sur le pilotage.
Ce que les utilisateurs doivent savoir faire
- Objectif.Former les équipes sur la situation room, les événements, les actions, le journal et les bulletins.
- Objectif.Faire pratiquer un événement chimique, un cluster collectif et une activation nationale multi-acteurs.
- Objectif.Expliquer la logique d’escalade depuis CAP, LABO et HYGIENE puis vers CNTS si besoin.
- Objectif.Montrer les badges, indicateurs et vues analytiques comme langage de commandement commun.
Ce que le référent doit savoir transmettre
- Transmission.Construire des exercices de simulation par scénario, période opérationnelle et acteurs engagés.
- Transmission.Former les formateurs à animer des cellules de crise et des lectures de SITREP.
- Transmission.Utiliser les dashboards COUS pour apprendre à arbitrer, pas seulement à constater.
- Transmission.Faire débriefer chaque simulation sur la coordination, la communication, la logistique et la clôture.
Quand considère-t-on qu’un utilisateur est prêt
- Compréhension.Il sait expliquer le rôle de ce module dans le parcours global.
- Exécution.Il sait réaliser le geste clé sans assistance et dans le bon ordre.
- Coordination.Il sait à qui transmettre, quoi vérifier et quand escalader.
- Qualité.Il sait lire les alertes et repérer les situations à risque ou incomplètes.